samedi 18 avril 2009

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J'ai longtemps cherché l'inspiration pour ouvrir ce blog. Introduire un espace de réflexion sur le grand brouhaha que peut être une vie s'avère parfois être une tâche bien compliquée. Je me suis d'abord dit qu'un article prônant mon amour du chocolat et de la musique ferait l'affaire, puis je me suis dit qu'il était peu utile de parler de choses que vous découvrirez au fil de mes billets.

C'est ce soir, alors que j'étais assise sur une terrasse genevoise, que le déclic a eu lieu. Au fil des discussions, une connaissance a mentionné le fait qu'elle devait nous quitter pour aller allaiter son nouveau-né. A force, je ne suis plus étonnée d'entendre ce genre de nouvelle. Et, à priori, vous devez vous demander pourquoi donc cette nouvelle a provoqué une réaction en moi. Tout simplement car ces nouvelles mamans qui fleurissent autour de moi n'ont pour la pluspart, pas plus de la vingtaine. Alors je me demande; le bébé, nouveau sac à la mode ?



A un âge aussi jeune (15-20ans), je m'attendais plutôt à apprendre que ces connaissances perdus de vu s'étaient engagées dans une formation les passionnants ou dans un voyage ressourçant. Mais, la plupart a, volontairement ou pas, posé ses bagages et prit en main la vie d'un autre être. Pour moi, cette nouvelle est toujours choquante parce que je ne peux pas imaginer cette idée avant d'avoir donné un sens à ma vie. Trouver sa voie, son chemin, avoir les moyens de donner du bonheur aux autres et surtout avoir prit le temps de vivre SA vie, c'est essentiel avant cette étape.

Je ne me permettrais pas de juger ce choix, il n'est pas le miens et surtout, je ne connais pas le fond des destins de ces personnes. Peut-être que ces enfants sont le seul chemin, le seul sens à la vie de ces jeunes à l'heure actuel. Un sorte de voyage inisiatique. Non, je ne juge pas.
Je me demande juste pourquoi donner la vie dans un monde duquel tu te plains continuellement. Avec lequel tu n'es pas en accord (car c'est ce qui semble ressortir du discours de certains de ces nouveaux parents et de ma génération en général). Un président nous a récemment martelé le cerveaux avec son slogan de changement. Même si je suis très peu enclin à suivre le tapage médiatique de la politique de ce pays, je suis bien d'accord avec lui. A l'heure où les injustices sont encore bien présente dans ce monde, j'aurais pensé que ma génération y porterait plus d'attention.